Les atouts de la pompe à chaleur air/eau

Elle utilise principalement une énergie renouvelable (les calories de l’air extérieur) pour fournir le chauffage et l’eau chaude et faire des économies.

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L’installation d’une pompe à chaleur (PAC) air-eau (le modèle le plus courant en rénovation) permet de remplacer une ancienne chaudière ou de moderniser un système de chauffage.
Voici les grandes étapes pour réussir son installation sans mauvaise surprise.

 

1.Étude thermique et choix de l’emplacement :

Étape 1 — Préparation.

Avant de poser le moindre équipement, un professionnel réalise un bilan thermique du logement. Cela permet de calculer la puissance exacte nécessaire : une PAC sous-dimensionnée ne chauffera pas assez, tandis qu’une PAC surdimensionnée s’usera prématurément.
Il faut ensuite choisir les emplacements :
  • L’unité extérieure : elle doit être posée dans un endroit aéré, dégagé des obstacles, idéalement à l’abri des vents dominants et pas trop près de la propriété voisine pour limiter l’impact sonore.
  • L’unité intérieure (module hydraulique) : elle prend place dans un garage, une buanderie ou une chaufferie, idéalement proche du tableau électrique et des arrivées d’eau.
Vérification : L’emplacement retenu permet un accès facile pour l’entretien et respecte les distances minimales préconisées par le fabricant.

 

 

2.Pose de l’unité extérieure :

Étape 2 — Travaux extérieurs.

L’unité extérieure extrait les calories de l’air ambiant. Pour garantir sa stabilité et éviter la transmission de vibrations au sol ou aux murs :
  1. Création du support : coulage d’une dalle en béton ou pose de plots anti-vibratiles (big foot ou silentblocs) de niveau.
  2. Fixation de la PAC : l’unité est boulonnée sur son support.
  3. Gestion des condensats : raccordement d’un tuyau pour évacuer l’eau issue de la condensation (afin d’éviter le gel autour du socle en hiver).
Vérification : L’unité extérieure est parfaitement horizontale au niveau à bulle et ne vibre pas lors de la mise en marche.

 

 
 

3.Pose du module intérieur :


Étape 3 — Travaux intérieurs.

Le module intérieur assure la liaison entre l’unité extérieure et le réseau de chauffage du logement (radiateurs ou plancher chauffant).
  1. Fixation du module mural ou pose du module colonne au sol.
  2. Raccordement au circuit d’eau existant (départ et retour chauffage).
  3. Ajout des éléments de sécurité et de filtration : pose d’un pot de décantation magnétique (pour protéger la PAC de la boue des tuyaux), d’un vase d’expansion et de manomètres.
Vérification : Aucune fuite d’eau n’apparaît lors du remplissage à blanc du circuit hydraulique.

 

 

4.Raccordements frigorifiques et électriques :

Étape 4 — Sécurité et liaison.

Cette étape nécessite l’intervention d’un technicien certifié pour la manipulation des fluides frigorigènes.
  1. Liaison frigorifique : passage des tubes en cuivre isolés entre l’unité extérieure et l’unité intérieure.
  2. Tirage au vide : extraction de l’air et de l’humidité présents dans les tubes à l’aide d’une pompe à vide pour garantir la pureté du circuit.
  3. Raccordement électrique : branchement de la PAC sur une ligne dédiée depuis le tableau électrique principal, protégée par un disjoncteur différentiel adapté.
Vérification : La pression du circuit frigorifique reste stable après le tirage au vide, confirmant l’absence totale de fuite.

 

5.Mise en service et réglages :
Étape 5 — Finalisation.

  1. Ouverture des vannes de fluide frigorigène.
  2. Remplissage et purge complète de l’air dans le réseau d’eau.
  3. Raccordement du thermostat d’ambiance ou de la sonde extérieure.
  4. Réglage de la loi d’eau (la courbe qui adapte la température du chauffage en fonction de la température extérieure).
Vérification : L’eau chaude circule correctement dans les radiateurs ou le plancher chauffant et la température cible du thermostat est atteinte.

 

Points clés à garder en tête

  • Une intervention qualifiée : La manipulation des fluides frigorigènes est soumise à une réglementation stricte. L’installation et la mise en service doivent être réalisées ou validées par un professionnel titulaire d’une attestation de capacité.
  • Entretien : Un contrôle périodique par un technicien (généralement tous les deux ans) est obligatoire pour garantir le rendement et la longévité du matériel.

Une pompe à chaleur (PAC) air-air et une pompe à chaleur air-eau récupèrent toutes les deux les calories gratuites présentées dans l’air extérieur, mais elles ne les redistribuent pas de la même façon dans le logement :

  • La PAC air-air (climatisation réversible) : elle souffle directement de l’air chaud ou de l’air frais à l’intérieur de la maison grâce à des unités murales (splits). Elle s’installe facilement sans réseau de chauffage préexistant et offre un grand confort en été grâce à sa fonction rafraîchissante. En revanche, elle ne peut pas produire d’eau chaude sanitaire et produit un léger flux d’air et du bruit de soufflage dans les pièces.

  • La PAC air-eau : elle chauffe de l’eau qu’elle injecte ensuite dans votre circuit de chauffage central existant (radiateurs à eau ou plancher chauffant). En plus de chauffer les pièces de manière douce et homogène, elle peut aussi alimenter votre ballon d’eau chaude sanitaire pour la douche et le lavabo. C’est la solution privilégiée pour remplacer une ancienne chaudière au fioul ou au gaz.

En puisant sa source de chaleur dans l’environnement, la pompe à chaleur génère une énergie propre et renouvelable et offre ainsi une solution intéressante pour répondre aux défis environnementaux. En plus d’un confort tout au long de l’année, la pompe à chaleur assure des économies d’énergie intéressantes sur le long terme.

En copropriété, ces travaux sont réalisés dans le cas où la copropriété dispose d’un chauffage collectif.

  • Performante, la pompe à chaleur garantit une réduction de vos factures de chauffage.
  • Dans une maison bien isolée, elle maintient une température stable dans toutes les pièces.
  • Avec un modèle réversible, elle permet l’été de rafraîchir aussi votre habitat.
  • Sans rejet, ce dispositif n’émet pas de fumées vers l’extérieur.

La pompe à chaleur air-eau 

Ce système récupère l’énergie présente dans l’air et la réinjecte dans l’eau du circuit de chauffage et pour l’eau chaude sanitaire. C’est un système performant qui nécessite une installation de radiateurs hydrauliques ou d’un plancher chauffant. Elle valorise bien la chaleur puisée dans l’air mais son rendement est variable selon la température extérieure et nécessite un système d’appoint, souvent électrique et intégré au système, pour maintenir le chauffage quand la température extérieure est trop basse.

La pompe à chaleur air-air 

La pompe à chaleur air-air puise de l’énergie dans l’air extérieur, le réchauffe et le transfère directement dans la pièce à chauffer. En revanche, quand les températures chutent au plus bas, son rendement est amoindri, voire nul et nécessite un appoint, comme pour la PAC Air/eau. Ce type d’installation est donc plutôt destiné aux régions méditerranéennes étant plus sensible aux variations de la température extérieure.

La pompe à chaleur géothermique 

La pompe à chaleur géothermique va puiser la chaleur de la terre pour chauffer l’eau du circuit de chauffage et l’eau chaude sanitaire. Plus complexe à mettre en œuvre, cette solution nécessite une surface de terrain pour pouvoir déployer un réseau de capteurs de chaleur sous la terre. Plus coûteuse aussi, elle assure toutefois un très bon rendement énergétique tout au long de l’année.

Concrètement quelles sont les étapes ?

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